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Compagnie Dans le ventre

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Rébecca Chaillon

Compagnie Dans le ventre

En 2011, Rébecca Chaillon travaille à la création d’un solo/performance : L’estomac dans la peau. Son texte est lauréat de l’aide à la création de textes dramatique du CNT (palmarès 2012) dans la catégorie Dramaturgies Plurielles. Le spectacle sera joué de 2012 à 2016 dans les lieux suivants : La Loge (Paris), La Ferme du Buisson (Noisiel), Mains d’oeuvres (St Ouen), Emmetrop (Bourges), Confluences (Paris), Scène Nationale d’Orléans, L’Atelier du Plateau (Paris), 232 U Théâtre de Chambre (Aulnoye Aimeries), La Gare Mondiale (Bergerac), Festival Afropea Massilia à La Friche Belle de mai (Marseillle)…

Grâce à une convention signée entre la ville de Balagny sur Thérain et la compagnie Dans Le Ventre, Rébecca Chaillon anime pendant plusieurs années des ateliers théâtre pour les habitants de Balagny sur Thérain.
En 2015, la compagnie lance son nouveau projet de création autour du cannibalisme amoureux : Monstres d’amour (je vais te donner une bonne raison de crier).

 
 
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Après une résidence de création à Mains d’oeuvres, une maquette du spectacle est présenté en novembre 2015 au 104 (Paris) dans le cadre du Festival Fragment(s). Le spectacle sera ensuite joué au Théâtre Paris Villette, à la scène nationale d’Orléans, au Carreau du Temple.

Rébecca Chaillon, avec son équipe, crée des spectacles performés qui manient douceur et douleur, textes et images, intime et spectaculaire.

En novembre 2016, la compagnie fête ses 10 ans lors d’une soirée performative « Plus gros que le ventre » au Générateur à Gentilly et travaille à la production de son nouveau projet consacré au foot féminin : Où la chèvre est attachée, il faut qu’elle broute. (Production CDN de Rouen) 

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Sa prochaine création Carte Noire est prévue pour la saison 20/ 21

Rébecca Chaillon

D’origine antillaise, Rébecca Chaillon aime voyager pour créer et créer pour voyager ; ses textes sont nourris de ses pérégrinations en Martinique, en Russie, au Burkina Faso, au Mexique.

 

Elle fonde en 2006 à Creil, la compagnie Dans Le Ventre où elle crée des pièces qui parlent de femmes, jouées par des femmes. Sa  rencontre avec Rodrigo Garcia la confirme dans son envie d’écrire pour la scène performative, d’y mettre en jeu sa pratique de l’auto-maquillage artistique et sa fascination pour la nourriture. « Je voulais raconter les histoires de ma peau, de mon ventre ».

C’est ainsi que l’on pourrait présenter sa première pièce, un seule en scène, L’estomac dans la peau (lauréat CNT dramaturgies plurielles) et ses autres créations au format court. Rébecca performe pour de nombreux événements et lieux comme la Ferme du Buisson, la Scène Nationale d’Orléans.

Elle collabore également avec les Lubies lors du Festival Nov’art et avec la Cie Dromosphère pour les 30’30. Après avoir joué dans Loveless de Yann Dacosta, elle a présenté Monstres d’amour au CDN.

 

Elle revient en 2018-2019 avec sa création Où la chèvre est attachée il faut qu’elle broute et jouera également dans Monstres / On ne danse pas pour rien mis en scène par DeLaValletBidiefono.

Agenda Compagnies
DeLaVallet Bidiefono / Baninga : MONSTRES - On ne danse pas pour rien (4)
Tropiques Atrium Scène Nationale
Emilie Rousset / Reconstitution : le procès de Bobigny.
Théâtre de Saint-Quentin en Yvelines - S
DeLaVallet Bidiefono / Baninga : MONSTRES - On ne danse pas pour rien (5)
Tropiques Atrium Scène Nationale
Emilie Rousset / Reconstitution : le procès de Bobigny.
Théâtre de Saint-Quentin en Yvelines - S
Emilie Rousset / Reconstitution : le procès de Bobigny.
Espace Lino Ventura
Emilie Rousset / Reconstitution : le procès de Bobigny.
Espace Sarah Bernhardt
Emilie Rousset / Reconstitution : le procès de Bobigny.
Théâtre Roger Barat
Emilie Rousset / Reconstitution : le procès de Bobigny.
Théâtre au Fil de l'eau
Emilie Rousset / Reconstitution : le procès de Bobigny.
Théâtre Jacques Carat Cachan
Emilie Rousset / Reconstitution : le procès de Bobigny.
Théâtre Romain Rolland
Emilie Rousset / Reconstitution : le procès de Bobigny.
Théâtre de Châtillon
Emilie Rousset / Reconstitution : le procès de Bobigny.
Théâtre de Châtillon
Emilie Rousset / Reconstitution : le procès de Bobigny.
Fontenay-sous-Bois

Les projets

Où la chèvre est attachée,

il faut qu'elle broute

 
 
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Comme pour une « carte blanche » qui formule une invitation à créer, je veux inviter pour Carte Noire nommée Désir une distribution exclusivement composée de personnes Noires assignées femmes.

L’agencement scénique mime un dispositif bi-frontal : un « public » de femmes Noires face au reste du public assiste comme lui, à un spectacle performatif qui traite de la construction du désir chez ces femmes Noires sus-citées.

La non-mixité est un outil indispensable à l’émancipation des minorisé.é.s (homosexuel.le.s, Noir.e.s, Femmes…) : cet agencement ne cherche pas à opposer ses publics, mais à mettre en relief ses perceptions (temporelles, spatiales, émotionnelles) différentes selon l’espace occupé et de préciser les contours d’une rencontre entre ces deux « publics ». Car il ne s’agit là que d’orchestrer une rencontre, s’il fallait insister sur ce point.

La matière textuelle, d’abord travaillée avec ma complice Aurore Déon et dont nous mettons en annexe des extraits, jaillira par moments de cet espace performatif, au centre. Nous y interrogeons la manière dont notre désir s’est construit par rapport à des injonctions paradoxales. « Le corps de la femme Noire » : comme s’il n’y en avait qu’un seul et unique. Nous étions des objets de fantasme, à la fois animales, sauvages, sexuelles et non-désirées, non désirables. Nous étions potomitantes mais soumises, énervées mais pas prises au sérieux. Nous étions des « mamas » mais infantilisées. Nous devions être respectables, respectueuses de traditions mais intégrées à une société qui ne reconnaissait pas notre histoire comme faisant partie de l’Histoire.

Nous avons eu la sensation qu’il était possible de survivre en se camouflant dans la culture dominante. Nous étions des « Alices », trop petites pour atteindre la table, trop grandes pour passer la porte, d’une mauvaise espèce, étrange espèce, monstrueuse et fascinante.

 

Le titre est aussi un hommage malfaisant à la publicité des années 90 de la célèbre marque de café Carte Noire. Remarquant depuis des années, la multiplication des qualificatifs pour décrire les peaux non blanches en les comparant à des noms d’aliments sucrés ou des boissons chaudes, et poursuivant mon travail déjà largement initié sur mon rapport à la matière et à la nourriture, je n’ai pu m’empêcher de contrecarrer cette ironie du commerce : ces mêmes aliments qui durant la colonisation ont asservi nos ancêtres Noirs - sucre, café, cacao – en scénographiant un espace blanc, laiteux et glacé.

Carte Noire nommée désir

Comme pour une « carte blanche » qui formule une invitation à créer, je veux inviter pour Carte Noire nommée Désir une distribution exclusivement composée de personnes Noires assignées femmes.

L’agencement scénique mime un dispositif bi-frontal : un « public » de femmes Noires face au reste du public assiste comme lui, à un spectacle performatif qui traite de la construction du désir chez ces femmes Noires sus-citées.

La non-mixité est un outil indispensable à l’émancipation des minorisé.é.s (homosexuel.le.s, Noir.e.s, Femmes…) : cet agencement ne cherche pas à opposer ses publics, mais à mettre en relief ses perceptions (temporelles, spatiales, émotionnelles) différentes selon l’espace occupé et de préciser les contours d’une rencontre entre ces deux « publics ». Car il ne s’agit là que d’orchestrer une rencontre, s’il fallait insister sur ce point.

La matière textuelle, d’abord travaillée avec ma complice Aurore Déon et dont nous mettons en annexe des extraits, jaillira par moments de cet espace performatif, au centre. Nous y interrogeons la manière dont notre désir s’est construit par rapport à des injonctions paradoxales. « Le corps de la femme Noire » : comme s’il n’y en avait qu’un seul et unique. Nous étions des objets de fantasme, à la fois animales, sauvages, sexuelles et non-désirées, non désirables. Nous étions potomitantes mais soumises, énervées mais pas prises au sérieux. Nous étions des « mamas » mais infantilisées. Nous devions être respectables, respectueuses de traditions mais intégrées à une société qui ne reconnaissait pas notre histoire comme faisant partie de l’Histoire.

Nous avons eu la sensation qu’il était possible de survivre en se camouflant dans la culture dominante. Nous étions des « Alices », trop petites pour atteindre la table, trop grandes pour passer la porte, d’une mauvaise espèce, étrange espèce, monstrueuse et fascinante.

 

Le titre est aussi un hommage malfaisant à la publicité des années 90 de la célèbre marque de café Carte Noire. Remarquant depuis des années, la multiplication des qualificatifs pour décrire les peaux non blanches en les comparant à des noms d’aliments sucrés ou des boissons chaudes, et poursuivant mon travail déjà largement initié sur mon rapport à la matière et à la nourriture, je n’ai pu m’empêcher de contrecarrer cette ironie du commerce : ces mêmes aliments qui durant la colonisation ont asservi nos ancêtres Noirs - sucre, café, cacao – en scénographiant un espace blanc, laiteux et glacé.

Contact - Cie Dans le Ventre

Développement - Production
Mara Teboul : +33 (0)6 03 55 00 87

mara.teboul@loeilecoute.eu